Workshop November 2017 – Program

The tri-national doctoral school offers a platform for doctoral candidates from Germany, France, Luxembourg and other countries to meet regularly and to discuss together topics related to international and European history of the twentieth century. The doctoral school has been operational since 1st January 2017. About twenty PhD candidates from various academic disciplines have signed up so far, all of whom are working on transnational projects related to contemporary political, social, or cultural history.

The second event of the series of Workshops of the doctoral school will take place from 08th until 11th November 2017, in the University of Sorbonne, in Paris.

Hereby you will find  the program of the workshop, the abstracts of each PhD candidate presenting on this edition,  as well as information on the preparatory readings. More information can be found in the workshop’s brochure.

 

Program

 Collège doctoral germano-franco-luxembourgeois
L’histoire internationale par l’interdisciplinarité. Perspectives franco-allemandes et européennes au XXe siècle

Responsables scientifiques à Paris Sorbonne: Hélène Miard-Delacroix

2e Journées du collège doctoral franco-allemand-luxembourgeois
8-10 Novembre 2017
Module 2 : L’entrée par l’espace

Centre Malesherbes, Paris Sorbonne
108, boulevard Malesherbes, 75017 Paris, Métro Malesherbes

Mercredi 08.11.17
(arrivée du train des doctorants allemands : 12:50 h)
15:00    Ouverture des journées
15h-18h30 salle 218
Module 2a Séminaire
15:30     Travail en groupe (5 groupes de 4-5 personnes)
Thema: L’espace comme catégorie / National & Transnational
17:00     Pause
17:30     Présentation und Discussion des résultats
18:30    Fin du séminaire
19:30     Dîner à l’extérieur, Gladines Batignolles,
74 Boulevard des Batignolles, 75017
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Jeudi 09.11.17
Module 2b Atelier scientifique
commentaires Christian Wenkel
9:30     Section 1: Introduction, exposé, commentaire, discussion
salle 301
introduction et modération : Dietmar Hüser
Jasmin Nicklas: « Baby you can drive my car »  – Coccinelle et 2CV : du produit de consommation à l’objet de culte. Une histoire transculturelle franco-allemande.
11:00     pause-café (cafétéria)
11:30    Section 2: Introduction, exposé, commentaire, discussion
introduction et modération : Andreas Fickers
Vitus Sproten: Popkultureller Austausch zwischen Maas und Rhein 1955-1990 – Les échanges culturels par la musique pop entre Meuse et Rhin 1955-1990
13:00    Buffet (cafétéria)
14 :00    Section 3: Introduction, exposé, commentaire, discussion
Salle 301
introduction et modération : Hélène Miard-Delacroix
Sophie Bouiller: Le Parti social-démocrate (SPD) allemand et la « justice socio-spatiale ». Une identité social-démocrate à l’épreuve de l’unification (1989-1990) – Die Sozial-demokratische Partei Deutschlands (SPD) und die soziale Gerechtigkeit (1989-1990). Die sozio-räumlichen Aspekte der sozialen Gerechtigkeit
15 :30 Conclusion: Hüser, Fickers, Miard-Delacroix
16:00    Fin de l’atelier
Pause
Module 2a Conférence débat
Amphi 122
18:00  Invité Jean-Noël Jeanneney : Histoire et audiovisuel: une expérience personnelle
20:00     Dîner à l’extérieur Le Pouzzoulou, 39 Rue de Chazelles 75017
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Vendredi 10.11.17
Module 2a Terrain  – Maison de Radio France
Teilmodul 2a Seminar
salle 210
9:00 Préparation de la visite à la Maison de la Radio
Andreas Fickers : Historiker als Geschichtenerzähler / Les historiens racontent des histoires
10 :15  – 11:00  transfert à la Maison de la Radio
adresse, entrée Porte Seine, métro Ranelagh (ligne 9)
11 :00 visite de la Maison de la Radio et rencontre avec M. Jean Lebrun, producteur de l’émission “La marche de l’histoire” (https://www.franceinter.fr/emissions/la-marche-de-l-histoire)”
Bilan des journées, évaluation, fin

19:06 départ train Gare de l’Est pour les participants venus de Sarrebruck

Presentation Abstracts

Sophie Bouiller (Études germaniques, Paris-Sorbonne)

Le Parti social-démocrate allemand (SPD) et la « justice socio-spatiale » Une identité social-démocrate à l’épreuve de l’unification (1989-1990)

Comment analyser l’espace, et plus précisément comment analyser les inégalités socio-économiques entre la RFA et la RDA au moment du processus d’unification en 1989-1990 sans recourir aux outils conceptuels élaborés par les géographes ? Cette communication repose avant tout sur les apports de la géographie sociale et s’inscrit dans la lignée du « tournant spatial » (« spatial turn ») qui, à la fin des années quatre-vingts et au début des années quatre-vingt-dix, vit l’émergence d’un nouveau paradigme en histoire. Afin d’apporter un éclairage nouveau sur le fédéralisme en Allemagne, nous proposerons une approche spatiale de la justice sociale, au prisme de la politique sociale initiée par le SPD dans la seconde moitié des années quatre-vingts ‒ que ce soit dans l’opposition au Bundestag ou au gouvernement dans certains Länder.

Pour les sociaux-démocrates, et surtout pour le candidat à la chancellerie Oskar Lafontaine qui depuis toujours raisonnait en catégories postnationales, l’unité étatique entre l’Allemagne de l’Ouest et l’Allemagne de l’Est ne représentait qu’une étape dans la réalisation de l’unité sociale et ne pouvait par conséquent pas être une fin en soi. Le plus difficile restait à faire pour parvenir à une réelle harmonisation des conditions de vie ‒ au sens de l’article 72 alinéa 2 de la Loi fondamentale ‒ et donc instaurer plus de justice sociale entre la RFA et la RDA. À l’approche des élections au Bundestag en décembre 1990, le spectre d’une Allemagne unifiée à deux vitesses se fit de plus en plus présent dans les discours sociaux- démocrates. Il se traduisit concrètement par des comparaisons spatiales alarmantes réduisant la RDA à une zone sinistrée et durablement dépendante de la RFA d’un point de vue économique.

Seuls un encadrement social de l’unification et une politique volontariste ‒ c’est-à-dire faisant de la lutte contre le chômage et d’une juste redistribution des moyens financiers sa priorité ‒ permettraient d’éviter que de nouveaux murs économiques et sociaux plus insidieux, et donc plus difficiles à faire tomber, ne se substituent au Mur qui avait divisé l’Allemagne pendant quarante ans. À cet égard, les sociaux-démocrates ne manquèrent pas de s’appuyer sur leur expérience dans le redressement économique de la Sarre et de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Les « sociétés d’emploi et de qualification » mises en place dans ces deux Länder au moment de la crise de l’industrie minière et sidérurgique devaient selon eux servir de modèle pour accompagner la transition économique en RDA. En garantissant une protection sociale aux chômeurs les plus fragilisés, elles  pourraient en effet atténuer la « thérapie de choc » consécutive à l’introduction du deutschemark et de l’économie sociale de marché en Allemagne de l’Est.

Textes proposés à la lecture:

BRET, Bernard : « Interpréter les inégalités socio-spatiales à la lumière de la Théorie de la Justice de John Rawls », in : Annales de géographie, vol. 665-666, n° 1, 2009, p. 16-34.
BIRKHÖLZER, Karl / LORENZ,  Günther : « Allemagne.  Les  sociétés  d’emploi  et  de qualification  en appui  à  la réunification », in : DEFOURNY, Jacques / FAVREAU, Louis / LAVILLE, Jean-Louis : Insertion et nouvelle économie sociale. Un bilan international, Paris : Desclée de Brouwer, 1998, p. 127-158.

Jasmin Nicklas  (Saarland University)

« Baby you can drive my car »  – Coccinelle et 2CV : du produit de consommation à l’objet de culte. Une histoire transculturelle franco-allemande.

Le projet de thèse cherche à identifier les facteurs qui transformèrent de simples voitures comme la Coccinelle et la 2CV en objets de culte pendant l’époque des années 1950 à la période après la première crise du pétrole en 1973. Le travail retrace de ce processus depuis leur tout début comme moyen de locomotion, c’est-à-dire comme produit de consommation, à leur statut actuel de symbole. Le projet se situe à la croisée de l’histoire économique, l’histoire sociale et culturelle, mais l’accent sera mis sur l’histoire culturelle et les voitures seront analysées comme phénomène de la culture de masse d’après-guerre.

Dans l’Europe d’après-guerre, les voitures ont été achetées pour des raisons économiques et matérielles et avec l’objectif d’améliorer la mobilité de la population. Les personnes possédant les moyens financiers permettant l’achat d’une voiture ne l’ont perçue majoritairement comme objet d’usage courant. La popularité de la Coccinelle et la 2CV augmentait de plus en plus pendant les décennies suivantes. Pendant les années soixante les deux voitures étaient accessibles par presque toutes les couches sociales. Leur renommée de même n’était plus limitée aux parties aisées de la population française et allemande, mais s’élargissait de plus en plus à la population entière. Même la classe ouvrière obtenait depuis le début des années soixante, grâce au boom économique, le pouvoir d’achat nécessaire pour l’acquisition d’une voiture. Au plus tard au milieu des années soixante, les voitures faisaient partie de la vie quotidienne de la grande majorité de la population en Allemagne fédérale et en France. En même temps que la diffusion des voitures augmentait en général, les voitures très bien vendues comme celles de nos exemples obtenaient de plus en plus un statut de culte et passaient d’un simple produit de consommation à des objets symboliques faisant partie de la culture de masse.

Pour les deux États se pose la question de savoir quels facteurs et quelles circonstances ont contribué à la pérennisation de ces supposées voitures cultes jusqu’au milieu des années soixante-dix. Pourquoi les voitures sont-elles devenues des symboles d’évolutions sociales et économiques complexes ? Quelles influences avaient les différents acteurs : les producteurs, les consommateurs ainsi que les médiateurs comme les médias de masse et la presse spécialisée ? Mise à part la genèse des voitures en tant qu’objet de culte, il faut analyser l’histoire de la réception des produits nationaux dans leur pays d’origine et dans les contextes des autres pays. Peut-on identifier des processus de transfert notamment culturel dans le cadre du culte autour de l’automobile ? Quelles différences et quels points communs peuvent être identifiés pour la perception et l’usage des voitures dans les deux pays ? Avant de trouver des réponses aux questions présentées, il faut définir le terme de culte. Tous les ouvrages traitant des voitures examinées emploient le mot « culte », mais sans le préciser, le traitant comme un fait donné. L’approche et la méthode choisies sont basées sur le concept du dispositif, parce qu’il nous permet d’analyser les différents acteurs et leurs interdépendances de plusieurs perspectives. Les sources se concentrent sur trois grands axes correspondants au trois types d’acteurs – la presse, les producteurs et les consommateurs. Pour la presse de masse, « Der SPIEGEL » (côté allemand) et « LE MONDE » (côté français) sont examinés. Les publicités – les affiches, les publicités télévisées ainsi que les spots publicitaires dans la radio – feront elles aussi partie des sources exploitées. L’étude des médias sera complétée par l’analyse de la presse spécialisée, notamment les deux magazines « Auto, Motor und Sport » et « L’Auto-Journal». L’éclairage de l’histoire de la production est réalisé par les archives d’entreprise à Wolfsburg et à Aulnay-sous-Bois. Les anciens consommateurs seront impliqués par des questionnaires à élaborer, inspirés de la méthode de l’histoire orale.

Textes proposés à la lecture
HELD, Jean-Francis : Je roule pour vous, Paris : Éditions du Seuil, 1967. (Auszug)
SCHÜTZ, Erhard: Der Volkswagen, in: FRANCOIS, Etienne  / SCHULZE, Hagen (Hg.): Deutsche Erinnerungsorte. Eine Auswahl (=Schriftenreihe der Bundeszentrale für Politische Bildung; 475), Bonn 2005, S. 351–368.

Vitus Sproten (Unversity of Luxembourg)

Popkultureller Austausch in der Region zwischen Maas und Rhein (1955-1990)

Als der Rektor der Rheinisch-Westfälischen Technischen Hochschule in Aachen 1968 die Sprechchöre der Studenten mit Heintje übertönte, war er sich der symbolischen Schlagrichtung seines Tuns bewusst. Dass er dabei aber einen Sängerknaben, der aus der niederländisch-deutsch-belgischen Grenzregion stammte, zum Bezwinger der Studentenschaft kürte, wird wohl bei der Auswahl des Lieds Du sollst nicht weinen keine größere Rolle gespielt haben. Dabei ist die Gemengelage, die sich hieraus ergibt, interessant und bedarf einer genaueren Entschlüsselung. Die Studentenproteste der westlichsten Großstadt der Bundesrepublik Deutschland wurden also von einem Kinderstar aus dem nahegelegenen Nachbarland zum Schweigen gebracht (Spiegel 18.11.1968). Musik ist in diesem Zusammenhang explizit politisch und kennt „keine Grenzen“, so auch der Titel einer Sendung des Westdeutschen Rundfunks der 1980er Jahre. Aber ist das wirklich so? Kennt Musik keine Grenzen und wenn ja, warum kennt sie diese nicht und wann stößt sie an ihre Grenzen? Die Auswahl Heintjes durch den Rektor der RWTH-Aachen legt offen, wie eng Spannungsfelder wie Generationalität, Popkultur, politischer Aufbruch, transregionaler Austausch, die Räumlichkeit von Medien oder die Frage nach innereuropäischen Transfers verknüpft sein können.
Die Geschichte der Popkultur erhält in den letzten Jahren durch die kontinentaleuropäische Geschichtswissenschaft verstärkte Aufmerksamkeit. Tendenziell schreibt sie sich dabei in historiographische Trends wie der Transnationalisierung von Geschichtsthemen ein. Auch der geplante Vortrag nimmt popkulturelle, transnationale Austauschprozesse in den Blick, wählt jedoch einen Ansatz, der in der Historiographie noch wenig Beachtung erfahren hat: eine regionalhistorische Analyse an den Grenzen mehrerer nationaler, regionaler und kultureller Räume in der Zeit von 1955-1990. Der Vortrag will dabei Breschen in ein weit gestecktes Feld schlagen und soll zur Reflexion über Transferprozesse an der Schnittstelle zwischen deutsch- und französisch(sprachigem) sowie niederländischem Kulturraum (Aachen – Lüttich – Maastricht) einladen. Um die popkulturellen Transferprozesse greifbar machen zu können, konzentriert sich die Studie vornehmlich auf Medien als Plattformen des Austausches. Bei der Analyse soll auf Axel Schildts Konzept des „massenmedialen Ensembles“ zurückgegriffen werden. Das Konzept unterstreicht die zahlreichen Einflussfaktoren – wie technische, rechtliche, wirtschaftliche oder politische Faktoren – und die enge Vernetzung von unterschiedlichen medialen Akteuren.

Empfohlene Literatur:
ACHTERBERG, Peter / HEILBRON, Johan / HOUTMAN, Dick / AUPERS, Stef: A Cultural Globalization of Popular Music. American, Dutch, and German Popular Music Charts (1965 to 2006), in: American Behavioral Scientist 2011 55 (5), S. 589–608.
SIEGFRIED, Detlef: Time is on my Side. Konsum und Politik in der westdeutschen Jugendkultur der 60er Jahre (=Hamburger Beiträge zur Sozial- und Zeitgeschichte; 41), Göttingen 2006.  (Auszug) Inhaltlich ähnlich ist der Vortrag von Detlef Siegfried (MP3-Datei).

Readings

In order to help participants to prepare themselves for the upcoming lectures, each contributor provides some preparatory readings. Please check it out at our Zotero library    If you are not a member of our Zotero library, you can also download the files here.