Et si l’on devenait tous des “public historians” ?

L’histoire publique, en tant que champ d’études à part entière, est en plein essor depuis quelques années. Si le monde anglo-saxon reste à la pointe dans ce domaine, d’autres pays comme l’Italie ou la France ne sont pas en reste. On peut par exemple noter la création du premier Master en France dédié à Histoire Publique à l’Université Paris-Est[1]Le carnet de recherches du Master. Bien entendu, l’histoire publique, en tant qu’ensemble de pratiques, est plus ancienne, mais on ne peut toutefois qu’apprécier le développement de telles études dans la matière, car elles favorisent la réflexion critique et encouragent l’engagement des historiens vers d’autres pratiques qui les mettent en relation avec une audience plus large et moins académique.

Le but de cet article est d’encourager chacun des membres de l’école doctorale transnationale à se pencher sur cette thématique d’histoire publique. Il semble important qu’aujourd’hui chaque historien soit à l’aise avec les enjeux de cette discipline, mais aussi avec un certain nombre de pratiques liées à ce domaine. Qu’il s’agisse de l’enseignement, qui concerne vraisemblablement nombre des membres de l’école doctorale, ou d’autres activités parallèles à la recherche, la plupart des historiens sont un jour ou l’autre confrontés à devoir parler de leurs travaux ou de leurs intérêts avec des personnes qui ne partagent pas nécessairement le langage ésotérique de la recherche historique. Il peut également s’agir de la tenue d’un blog de recherches, de collaboration avec un musée ou une institution culturelle ; les formes prises par l’histoire publique sont nombreuses.

Il y a dès lors un intérêt certain à maîtriser d’autres langages, d’autres formes de narration, que celles traditionnellement favorisées par le milieu académique. D’une part parce que l’on est alors plus à l’aise pour s’exprimer dans des cadres non-universitaires, mais aussi pour l’exercice intellectuel. En effet, travailler sur le format particulièrement court du tweet[2]Serge Noiret, “Public History with Tweets”, Public History Weekly, 22 June 2017est un exercice bien différent de celui de la rédaction d’une publication scientifique, tout comme les émissions de radio, les podcasts ou les documentaires relèvent de domaines variés et posent donc des problématiques totalement différentes. Travailler avec de tels formats et s’efforcer à s’exprimer à travers des formes nouvelles de narration oblige à sortir d’une certaine zone de confort, ce qui encourage un renouvellement des questionnements sur ses travaux.

Par ailleurs, l’historien formé aux enjeux de l’histoire publique est plus à même de poser un regard critique sur des projets qui y sont liés, qu’il soit du côté créatif comme du côté réceptif. Qui plus est, lorsqu’il est enseignant, il peut partager une partie de ces connaissances avec ses étudiants, qui peuvent cotoyer, en particulier à l’ère numérique, de plus en plus de projets d’histoire publique. C’est d’ailleurs dans cette optique d’entraîner de jeunes historiens en devenir qu’un cours en histoire publique numérique (en collaboration avec Anita Lucchesi) va être donné dans le Bachelor en Histoire de l’Université du Luxembourg[3]Anita Lucchesi & Richard Legay, Teaching Digital Public History: taking future historians outside the Ivory Tower, C²DH website, 8 May 2017.

Ainsi, qu’il s’agisse de se former à un domaine en plein essor, de s’essayer à de nouveaux types de narration, ou encore de se donner d’autres outils intellectuels que l’on peut partager avec ses étudiants, il apparaît que la maîtrise des enjeux et pratiques l’histoire publique est en passe de devenir une compétence essentielle et particulièrement pertinente pour tout doctorant en Histoire. Il s’agit toutefois d’un domaine qui se nourrit de pratiques de collaboration smilaires à celles employées au sein de l’école doctorale transnationale, ce qui en fait un cadre idéal pour les échanges et discussions sur ce thème.

Richard Legay, C²DH, Université du Luxembourg

References   [ + ]

1. Le carnet de recherches du Master
2. Serge Noiret, “Public History with Tweets”, Public History Weekly, 22 June 2017
3. Anita Lucchesi & Richard Legay, Teaching Digital Public History: taking future historians outside the Ivory Tower, C²DH website, 8 May 2017

Le comité de suivi : Une nouvelle forme de pilotage pendant la thèse – bénéfice, préparation et déroulement

Conformément à l’arrêté du 25 mai 2016, tous les thésards à partir de leur 2ème réinscription en thèse en France sont concernés : Mais qu’est-ce que le comité de suivi et comment se déroule le processus pour les étudiants ?

L’arrêté fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat“1 prévoit que tous les doctorants ont besoin d’un rapport d’un comité de suivi pour s’inscrire dans l’année universitaire suivante à partir de la deuxième réinscription en thèse. Il s’agit donc de tous ceux qui s’inscrivent en 3ème année de thèse (ou plus). L’École Doctorale concernée informe les doctorants au cours de l’année universitaire sur l’organisation du comité et distribue une fiche préparatoire à l’entretien avec le comité. Le candidat doit remplir la fiche préparatoire et la faire parvenir aux membres du comité dont les noms sont communiqués au candidat par le directeur de recherche. Les informations que donne l’étudiant sur la fiche préparatoire servent de base lors de l’entretien : il s’agit d’une courte description du sujet de thèse ainsi qu’un calendrier prévisionnel et un petit rapport d’avancement, de problèmes identifiés et de la situation d’encadrement du thésard.
Le comité de suivi consiste en deux personnes du corps enseignant de l’UFR ou deux professeurs désignés par le directeur de recherche. Le directeur de recherche informe le doctorant et établit le contact entre le comité et le candidat. Une date pour l’entretien (qui peut, également avoir lieu à distance, p.ex. par Skype) est fixée avec l’accord du comité et du candidat. Il est acceptable de mener les entretiens séparément dans le cas où un rendez-vous est impossible pour les trois participants.
L’entretien commence avec une courte présentation du sujet de thèse par le candidat. Cette présentation prend environ 10 minutes pendant lesquelles le sujet de recherche est résumé. Ensuite, les deux membres du comité posent des questions sur le sujet, les méthodes, les théories et les sources du candidat. La conversation tourne dans un premier temps autour des questions scientifiques et méthodologiques, la problématique de la thèse, les hypothèses analysées et les sources choisies et consultées. Dans un deuxième temps, les conditions de travail du candidat sont abordées : Quelle est la situation financière ? Où se trouvent les fonds d’archives à consulter ? Comment fonctionne l’encadrement par le directeur de thèse, du côté scientifique de même que du côte administratif ?  À cette étape, il est demandé au candidat de présenter son calendrier prévisionnel et d’évaluer son avancement d’une manière sincère : Le comité ne sert en aucun cas de pré-soutenance, mais d’un échange qui aide à retracer le travail qui a été réalisé et de discuter celui à venir. Il s’agit d’un pas important et riche d’enseignement, au regard notamment de la facilité avec laquelle un fil rouge peut se perdre pendant un travail de plusieurs années. Non seulement l’entretien prend pour thème la thèse de l’étudiant, mais aussi son projet professionnel et le travail qu’il fait hors de son sujet, comme la participation à des conférences, les publications et les communications scientifiques du candidat. Finalement, le thésard a l’occasion d’articuler son avis concernant l’organisation, l’encadrement et la coopération universitaire et administrative. Il s’agit généralement d’un entretien d’à peu près 30 à 45 minutes.
Le rapport de la réunion doit être présenté par le comité et transmis à l’École Doctorale vers mi-juin sans traitement ultérieur par le doctorant. Le dossier de réinscription administrative est à déposer avant la fermeture estivale de l’Université à l’École Doctorale.

Le travail du doctorant peut être solitaire. L’échange et le suivi professionnel aident à focaliser le fil rouge.

Pour conclure, on constate que l’échange avec les membres du comité de suivi est avantageux sur plusieurs niveaux : Comme mentionné ci-dessus, les membres du comité font partie du monde scientifique et sont prêts à accompagner les jeunes chercheurs pendant les différentes étapes de la thèse. Ils sont à l’écoute et pourraient, dans les cas particuliers, servir d’intermédiaire si des difficultés venaient à être rencontrées. Leur rôle d’interlocuteur permet d’avoir un avis objectif et professionnel sur son travail. Le thésard bénéfice d’un échange qualifié au moins une fois par an au cours duquel il peut évaluer sa situation et son avancement.

1 L’arrêté du 25 mai 2016 sur le site Legifrance, URL: https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000032587086 consulté le 7 juin 2017.

 

Anna Gvelesiani, Université Paris-Sorbonne

Soziale Ungleichheit seit 1945 als neue Herausforderung für die Geschichtswissenschaft.

Was hat die soziale Ungleichheit von gestern mit dem Historiker von morgen zu tun? Einen inspirierenden Teil der Antwort auf diese Frage gab Hartmut Kaelble in seinem Auftaktvortrag des deutsch-französisch-europäischen Doktorandenkollegs, der am 18. Mai 2017 an der Universität des Saarlandes stattfand. Kaelble ging der Frage nach, ob und inwiefern die Historikerschaft bei der Ungleichheitsforschung mitstreiten sollte. Um es kurz zu machen: Zweifelsohne sprechen sehr gute Gründe dafür, dass der Historiker sich auf eine dünne Eisschicht begibt, wenn er sich mit Ungleichheit beschäftigt. Der Beitrag, den die Historiker – auch um ihrer eigenen Disziplin willen – leisten können, wiegt diese Argumente aber bei weitem auf.

Andreas Fickers & Hartmut Kaelble

Kaelble stellt fest, dass es freilich beliebtere Themen gibt, mit denen sich ein Historiker beschäftigen kann. Daneben beackern andere Fächer wie die Soziologie oder die Wirtschaftswissenschaft das Feld schon systematisch und können dabei auf ein Theoriespektrum und eine Ahnengalerie der Ungleichheitsforschung zurückblicken, die die Geschichtswissenschaft nicht vorzuweisen hat. Ein weiteres Hindernis macht Kaelble in der schlechten Quellenlage aus. Zu guter Letzt findet das, was die Geschichtswissenschaft mit ihren Quellen und einiger ihrer Methoden zum Thema beitragen kann – z.B. eine historische Diskursanalyse – interdisziplinär keine oder nur sehr wenig Anerkennung.

Durch eine Diskussion des state of the art der Ungleichheitsforschung konnte Kaelble aber klar darlegen, warum die Forschung zu diesem Themengebiet ohne die Geschichtswissenschaft nicht funktionieren kann.

Erstens hat der Historiker ein breiteres Verständnis von dem, was soziale Ungleichheit ist. Während Ökonomen dazu neigen, vor allem Vermögensunterschiede in den Blick zu nehmen, weitet Clio die Analyse und zeigt wie mehrdimensional Ungleichheit sein kann. Die historische Forschung schließt nämlich auch Faktoren wie den Zugang zu Bildung, Wohnraum oder Gesundheitsversorgung in ihre Untersuchungen ein.

Zweitens kann der Historiker lange Trends besser in den Blick nehmen, als seine Kollegen aus anderen Disziplinen. Während Thomas Piketty die Abmilderung der sozialen Ungleichheit ab 1918 auf die Folgen des Ersten Weltkriegs und die Zerstörung großer Vermögen zurückführt, argumentiert Kaelble, dass es vor allem die staatlichen Interventionen und die Reformen der  1920er waren, die die soziale Ungleichheit abmilderten.

Drittens macht Kaelble anhand des deutsch-französischen Vergleichs deutlich, welchen Beitrag die vergleichende historische Forschung leisten kann. In den 1950er und 1960er Jahren waren die Vermögensunterschiede in Deutschland größer als in Frankreich. Wenn wir den Blick aber weiten, fällt auf, dass die sozialen Trennlinien in Deutschland schwächer waren, in Frankreich dafür aber die Emanzipation weiter vorangeschritten war, Bildungschancen ausgeprägter waren und auch größere Aufstiegsmöglichkeiten für Emigranten bestanden.

Viertens kann der Historiker zwar nicht zum Politikberater avancieren, er kann aber in der Gegenwart aufzeigen, wo Handlungsbedarf in der Vergangenheit bestand und gegebenenfalls auch wieder in der Gegenwart besteht.

Hartmut Kaelble delivering his keynote speech to his audience

An seine Ausführungen anschließend, warf Hartmut Kaelble fünf Thesen auf:

  1. Die Formel, dass mehr Wachstum immer auf größerer Ungleichheit beruhen müsse, greife nicht. Das zeigt uns das Beispiel der 1950er bis 1970er Jahre.
  2. Krieg und Krisen mildern die soziale Ungleichheit in der Nachkriegs- und Nachkrisenzeit nicht unbedingt. Krieg und Krisen sind also keine Allheilmittel um das Ungleichheit auszupendeln.
  3. Ungleichheit lässt sich nicht nur auf Vermögen reduzieren.
  4. Auch wenn es große innereuropäische Unterschiede gibt, so geht der alte Kontinent doch seine eigenen Wege. Während die Ungleichheit in Russland, den USA und China in den letzten Jahrzehnten stark zunahm, kann in Europa ein milderer Anstieg verzeichnet werden.
  5. Auch wenn die Grande Nation momentan vielfach wie der kranke Mann Europas dargestellt wird, darf das den Blick nicht auf darauf verstellen, dass viele Entwicklungen in Frankreich positiver seien, als in Deutschland.

Die anschließende Diskussion verlagerte den Schwerpunkt des Vortrags etwas, knüpfte aber an eine aktuellere Debatte der Geschichtswissenschaft, die unter anderem Rüdiger Graf und Kim Christian Priemel in der Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte lostraten, an: wie gehen Historiker mit den Daten, die ihnen zur Verfügung stehen überhaupt um und was ist die Aufgabe des Historikers „in den Archiven der Sozialwissenschaft“?

An dieser Karte stritten sich die Geister. Nachdem D. Hüser und A. Fickers kurz die Köpfe zusammengesteckt hatten, war die zentrale Frage: wo ist Luxemburg? Obwohl Luxemburg laut Wort im Jahr 2014 17 Milliardären ein Obdach bot (bei rund 2200 Milliardären weltweit macht das einen Anteil von 0,76%), taucht das Land nicht auf der Karte auf. Was auf den ersten Blick wie eine simple Beobachtung daher kommt, impliziert doch eine Reflexion über den Umgang der Historiker mit statistischem Material und dessen Darstellung.

Jenny Pleinen und Lutz Raphael merken hierzu in ihrem Artikel „Zeithistoriker in den Archiven der Sozialforschung“ richtig an, dass „(…) der Eintritt in die von den Sozialwissenschaften geprägte jüngste Vergangenheit läßt sich mit Appellen an die Konzentration auf das eigene Profil bzw. das disziplinäre Kerngeschäft allein intellektuell und methodisch nicht bewältigen.“ Viel eher solle das Auge des Historikers für jegliche Form von „statistischen Fehlerquellen“, die „Plausibilität der Berechnungsgrundlagen von Indikatoren“, „Lücken- und Inkonsistenzen im Datenmaterial“, „neuer statistischer Kategorien“ oder „Vor- und Nachteile der Erhebungsmethoden“ noch viel stärker, als es bisher der Fall ist, geschult werden. Das ist insbesondere für den heutigen Historiker der Fall, dessen Zukunft im Besonderen von Datenmaterial und dessen Darstellung geprägt sein wird.

Ein weiterer Grund also, warum auch die Geschichtswissenschaft im Streit um die Ungleichheitsforschung eine wichtige Stimme hat und haben wird: Historiker sind Datendetektive, die mit ihrer klassisch-hermeneutischen Herangehensweise geradezu prädestiniert sind, aus dem Theorienschatz der Soziologen und Ökonomen zu schöpfen, die Tatorte der Ungleichheit unter die Lupe zu nehmen und gemeinsam mit Ökonomen und Soziologen auf Spurensuche nach den Rissen in der Gesellschaft gehen müssen.

Vitus Sproten, Université du Luxembourg

Literaturverzeichnis

Graf R. et Priemel K.C., « Zeitgeschichte in der Welt der Sozialwissenschaften. Legitimität und Originalität einer Disziplin », in Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte, vol. 59 (octobre 2011), no 4, p. 479‑508. Graf und Priemel plädieren für eine stärkere Historisierung der Theorien der Sozialwissenschaft und eine Weiterentwicklung oder Falsifikation derselben, einhergehend mit einer Konzentration auf das historische Kerngeschäft.

Pleinen J. et Raphael L., « Zeithistoriker in den Archiven der Sozialwissenschaft. Erkenntnispotenziale und Relevanzgewinne für die Disziplin », in Vierteljahrshefte für Zeitgeschichte,  (2014), no 2, p. 173‑195. Pleinen und Raphael plädieren für eine Erweiterung ihrer Untersuchungsthemen und ein stärkeres Eintauchen in die Archive der Sozialwissenschaft.

A tri-national event for transnational histories

In May 2017, the first edition of the tri-national doctoral school was organised in Saarbrücken, Germany, with the participation of three universities. The following blogpost is a report of the event with some personal reflections.

Saarland is one of the smallest federal states in Germany and roughly the size of Luxembourg. Its capital, Saarbrücken, is situated only a stone’s throw away from the Franco-German border. The region’s eventful past can only be fully grasped when looking at it from a transnational perspective. Indeed, it was a suitable place to host the tri-national doctoral school, from 17th to 19th May 2017. This event, under the scientific direction of Dietmar Hüser (Universität des Saarlandes), Hélène Miard-Delacroix (Université Paris-Sorbonne) and Andreas Fickers (Université du Luxembourg) brought together more than twenty PhD students and researchers from the three universities. We could not only discuss our own projects, but also get in touch with our peers and exchange ideas.

Though a doctoral school had already existed before in a different format between the Université Paris-Sorbonne and the Universität des Saarlandes, it was the first time that the University of Luxembourg participated with six doctoral candidates from the Centre of Contemporary and Digital History (C2DH). While on 17th May, an informal introduction round took place which allowed the participants to get to know each other, the programme of the following days focused on presentations and group works. The doctoral school was officially inaugurated with a guest lecture by the eminent German historian Hartmut Kaelble, whose writings have not only enriched the field of social history, but have been strongly influenced by a transnational approach, too. In his guest lecture, he retraced the evolution of social inequalities, especially in France and Germany. Though this topic has already been tackled in his previous works (Kaelble 2007), he also discussed the perspectives that historians can provide in a field usually dominated by sociological and economic studies.

 

Breaking with borders in history

Kaelble’s lecture fitted perfectly within the framework of the tri-national doctoral school and its transnational orientation. Indeed, it is not a coincidence that the subject of the first edition, “Raumdiagnosen: Nationales und Transnationales”, focused on approaches to space and on transnational histories. Three PhD students had the opportunity to present their dissertation projects and research: Jürgen Dierkes (Universität des Saarlandes), Richard Legay (Université du Luxembourg) and Lise Galand (Université Paris-Sorbonne). Their subjects ranged from cultural history over political history to social history, but they all proved that looking beyond national borders is an excellent way to gain new insights. Jürgen Dierkes analysed triangular city-partnerships between France, the German Democratic Republic and the German Federal Republic. Richard Legay examined the importance of peripheral radio stations in pop culture in the 1960s and the coverage of the May 1968 revolts in France by Europe1 and RTL Radio. Lise Galand discussed Germany’s perception of the world from 1906 until 1914, as well as the tension between the ideas of globalization and encirclement (Umkreisung). These presentations illustrated how historians can transcend borders in their studies. Germany’s policies during the years preceding immediately the First World War cannot be understood without looking at the bigger picture of the international relations. The radio waves emitted by Europe1 and RTL Radio did not stop at national borders and it was precisely this aspect that played out in favour of these stations. The city partnerships between France and the two Germanys took place in the context of the Cold War and cannot simply be reduced to innocuous local initiatives.

The participation at this first edition of the doctoral school also made me think about my own research on the history of cultural policy in Luxembourg and how it can transcend geographical and epistemological spaces. Indeed, many aspects need to be contextualized in a transnational or supranational context, because of the dissemination of ideas or the international political contexts. Discourses on democratisation of culture and cultural democracy in Luxembourg in the 1970s were not a Luxembourgish invention: the democratisation of culture was a cornerstone of André Malraux’s policy, who was French Minister of Cultural Affairs from 1959 until 1969 (Dubois 1999, 218); the concept of cultural democracy appeared in the Declaration of Arc-et-Senans in 1972 (Max Fuchs 2007, 36–37). From 1969 onwards, cultural treaties were signed with communist countries, the Soviet Union being the first, thus transcending the Iron Curtain. Luxembourg’s audiovisual policy at the end of the 1980s was partly influenced by the Council of Europe’s European Year of Cinema and Television in 1988. The idea of the French ‘grands projets’ inspired the construction of new cultural institutions in the 1990s and 2000s, which should also help improving Luxembourg’s image internationally. These are only some examples showing that the analysis of cultural policy cannot be strictly confined within the borders of a country.

Writing transnational histories, looking beyond borders and transcending spaces are certainly not easy tasks, as historians can be confronted with many issues, such as the difficult accessibility of sources or the lack of language skills to understand them. Digital tools and platforms can be useful in this context, for instance by making sources available online with the necessary metadata, as in the case of Europeana and EUScreen, or using the advantages of crowdsourcing for translations. Regardless the issues encountered, studies in this field provide new insights and perspectives, and help in better understanding connections or discovering new links. The tri-national doctoral school is certainly a suitable format for exchanging ideas and, indeed, discussing on a transnational level.

Fabio Spirinelli, University of Luxembourg

Bibliography

Dubois, Vincent. 1999. La politique culturelle. Paris: Belin.

Kaelble, Hartmut. 2007. Sozialgeschichte Europas: 1945 bis zur Gegenwart. München: C.H. Beck.

Max Fuchs. 2007. Kulturpolitik. Wiesbaden: VS Verlag für Sozialwissenschaften.

Pictures by Jürgen Dierkes

Workshop May 2017

The tri-national doctoral school offers a platform for doctoral candidates from Germany, France, Luxembourg and other countries to meet regularly and to discuss together topics related to international and European history of the twentieth century. The doctoral school has been operational since 1st January 2017. About twenty PhD candidates from various academic disciplines have signed up so far, all of whom are working on transnational projects related to contemporary political, social, or cultural history.

The kick-off event of the doctoral school will take place from 17th until 19th May 2017, on the campus of the Universität des Saarlandes in Saarbrücken. The opening ceremony starts on 18th May at 10.00 AM in the Graduate Centre of the UdS. The keynote lecture will be given by Hartmut Kaelble, emeritus professor of social history at the Humboldt-University Berlin, who is one of the most renowned mediators between Germany and France in the field of contemporary history. He will lecture on ‘The History of Social Injustice in Europe since 1945 – New Franco-German Divergences.’

The doctoral school itself will start with a PhD forum where one representative of each university will present ongoing dissertation projects. In addition, the programme will include group work, selected comments and general discussions. In their presentations, the PhD candidates will follow the current format ‘Raumdiagnosen: Nationales und Transnationales,’ selected for the first year of the doctoral school as it suitably reflects its intercultural and international orientation. The presentations will be given by three PhD candidates: Jürgen Dierkes on triangular relationships between cities in France, the German Federal Republic and the former German Democratic Republic; Lise Galand on the ‘spectre of encirclement’ in Imperial Germany; and Richard Legay on popular culture in European radio broadcasting during the 1960s.

Documents

In order to help participants to prepare themselves for the upcoming lectures, each contributor provides some preparatory readings. Please check it out at our Zotero library

To download the program of the entire week, see this PDF.

UL Max Kemman – Digital History and Digital Physics

For his PhD research, Max Kemman will be using Galison’s concept of the “trading zone” to describe digital history projects where historians collaborate with people from other backgrounds. In this blog post, he will describe how the concept was originally developed to describe collaboration in physics, and how that history shows similarities with digital humanities.

In his book, Image & Logic, Galison developed this concept to describe the development of the field of physics in the period of 1880s-1970s where physicists of the “image” tradition (taking photos to discover new elements) and physicists of the “logic” tradition (using statistics to discover new elements) ended up working together. What is of interest to me, besides his development of the “trading zone” concept, is that automatisation of work plays a key role in this development, and from the 1940s on the computer starts playing a prominent role, shaping the field of physics. What becomes apparent from reading this book is that the integration of the computer in physics was by no means a natural inclusion, but a process of debate and negotiation of what it meant to “do” physics and what kind of knowledge can be acquired using computers. In this blogpost I’ll briefly touch upon this debate[1]Since Image & Logic is an 850 page book, I can in no way summarise this satisfactorily in a blogpost, but I will do my best., as described in Galison’s work, and consider parallels with the debates in digital humanities (dh). Assuming dh describes a transition to include computers in humanities work[2]Zaagsma, G. (2013). On Digital History. BMGN – Low Countries Historical Review, 128(4), 3. http://doi.org/10.18352/bmgn-lchr.9344, maybe we can describe this transition of physics as “digital physics“.[3]Not to be confused with the field of physics that describes the universe in terms of information https://en.wikipedia.org/wiki/Digital_physics

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References   [ + ]

1. Since Image & Logic is an 850 page book, I can in no way summarise this satisfactorily in a blogpost, but I will do my best.
2. Zaagsma, G. (2013). On Digital History. BMGN – Low Countries Historical Review, 128(4), 3. http://doi.org/10.18352/bmgn-lchr.9344
3. Not to be confused with the field of physics that describes the universe in terms of information https://en.wikipedia.org/wiki/Digital_physics